Je n’arrive pas à être minimaliste, c’est grave ?

Il faut bien se rendre à l’évidence : je n’arrive pas à être minimaliste. J’ai essayé, j’ai parfois été convaincu que « ça y est, je suis devenue une vraie minimaliste », j’ai fait des mois « no buy » (pas d’achats autre que l’alimentaire pendant un mois). Mais l’eau a coulé sous les ponts, et l’argent continue à sortir de mon compte en banque.
L’avantage de mon expérience du minimalisme, c’est le tri. Je dois bien avouer que je me suis débarrassée de tout un tas de choses inutiles, et j’ai l’impression que ces choses dont je me suis débarrassées ne reviendront pas de si-tôt dans ma maison.
J’ai gagné en organisation, c’est indéniable. Maintenant tout (ou presque) est ordonné. J’ai tendance à ne plus garder le superflu chez moi.
Mais je n’arrive pas à me résoudre à ne plus acheter. J’ai parfois même l’impression que c’est inscrit au plus profond de moi, que l’envie de consommer est dans mon ADN.
Évidemment, je me suis demandée pourquoi. Je n’allais pas rester comme ça, ignorante, concernant mon problème d’addiction. Parce que oui, quand je regarde « l’accro du shopping », je me reconnais.
Parce que oui, les jours où je vais mal, je vais faire les magasins.
Parce que oui, je regarde tout le temps mon compte en banque, et oui, j’ai tout le temps peur en tapant mon identifiant pour accéder au site de ma banque.
Le minimalisme, dans les grandes lignes, c’est savoir se contenter de l’essentiel. Là dessus, j’adhère totalement. Nous n’avons pas besoin de plus que l’essentiel.
Mais là où je rencontre un problème, c’est que mon essentiel à moi semble ne pas être le même que l’essentiel de tous les minimalistes aguerris.
Pour moi, avoir du mascara, c’est essentiel. Je n’ai pas besoin d’en posséder trois ou quatre tubes. Un seul me suffit, je le conçois, j’en suis même convaincu.
Mais comment on fait quand le mascara qu’on vient tout juste d’acheter fait des paquets sur les cils, pique les yeux et nous donne une tête de souris de laboratoire ?
Est-ce qu’on doit se contenter de la chance d’avoir ce mascara, ou est-ce que, comme moi, on en achète un autre ?
Mon problème est là : je suis perfectionniste. Je veux le meilleur, toujours, tout le temps. Le meilleur, pour moi, ça signifie quelque chose qui me satisfait à 100 %.

Dans mon quotidien, il y a tout un tas de choses dont je suis à 100 % ravie, et que je ne cherche plus à changer : mon ordinateur, mon téléphone, mon chat, mon nounours, mon amoureux…
Mais ce mascara à grumeaux, non. J’en veux un qui me donne un regard de biche, mais qui soit naturel, qui ne m’irrite pas les yeux. Et si ça vaut pour le mascara, ça vaut pour tout le reste. Il faut que les yaourts que je mange me conviennent, tout comme le papier toilette que j’utilise ou la lessive qui lave mon linge.
Dans cette quête de perfection, je me sens tiraillée, parce que je surconsomme en essayant d’aller vers le minimaliste. J’achète beaucoup, pour tenter de trouver chaque produit qui sera parfait pour moi, pour ensuite le conserver à vie et à ce moment là être minimaliste.

Il paraît que le plus important, c’est de se sentir bien dans la vie qu’on mène. Espérons que ma surconsommation menant au minimalisme me comble de bonheur d’ici quelques temps.

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